Projet musical : Les souliers rouges

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« Être fort / être faible / être encore face à soi même / vivre ou ne pas vivre », telles sont les paroles qui restent en tête lorsqu’on écoute le 1er extrait du conte musical Les souliers rouges, écrit par Marc Lavoine et Fabrice Aboulker. Explication.

On connaît très bien Marc Lavoine chanteur (Les yeux revolvers, J’ai tout oublié), on connaît aussi plutôt bien Marc Lavoine acteur (Le cœur des hommes, Les meilleurs amis du monde), on connaît sans trop le savoir Marc Lavoine parolier (notamment Nathan pour Calogéro), mais on ignorait ce qu’il pouvait encore cacher sous son chapeau : Les souliers rouges, un conte musical adapté du film britannique The red shoes (1949) de Michael Powell, lui même adapté d’un conte d’Andersen (1885). Je découvre les deux œuvres tandis que je fais des recherches sur le projet musical, alors on va essayer de résumer l’histoire originale en quelques lignes, sans pouvoir en dire trop car le projet n’est pas que très partiellement disponible (à l’heure où l’article est écrit, seul un titre est disponible).

Le point de départ du conte musical : le triangle amoureux entre un chorégraphe, sa danseuse et un auteur. Le chorégraphe, lequel son dessein est de créer l’œuvre singulière « Les Souliers Rouges » fait un pacte avec le Diable. Puisque Diable pourrait rimer avec malheur, on s’en doute que le ballet en question ne présage rien de bon : en effet, si celle qui porte les souliers tombe amoureuse, elle mourra. La suite on la connaît : c’est là que l’auteur rentre en scène, en séduisant la danseuse qui en tombe follement amoureuse. Marc Lavoine parle du projet comme « d’un spectacle imaginaire ». Ce qui rend le projet particulièrement intéressant, c’est la participation et la conjugaison des voix d’Arthur H et Coeur de pirate. Vous l’aurez compris, Coeur de pirate prêtera sa voix à la danseuse, et Arthur H au chorégraphe, tandis que Marc Lavoine interprétera l’auteur.

On partage donc avec vous le premier single, Vivre ou ne pas vivre, (clique ici!) interprété par le trio. On est séduit par la voix grave d’Arthur H, le grain québécois de Béa Martin et la douceur de Marc Lavoine. C’est un trio auquel peu d’entre nous aurions pu songer et pourtant, il promet un très bon album, dont la sortie est prévue le 16 octobre. On ne sait encore pas si l’album sera suivi d’un concert, mais on l’espère très fort.

                                                                                                                                    Roxane

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Café Society

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Après la sortie de L’homme irrationnel l’année dernière, cette année encore on n’échappe pas à l’arrivée dans les salles obscures du nouveau film de Woody Allen : Café Society. Présenté hors compétition en tant que film d’ouverture du 69e Festival de Cannes, Café Society est un hommage à l’essor du cinéma hollywoodien des années 1930.

Dès le générique et les quelques notes de musique jazz, on est instantanément plongé dans l’univers extravaguant des années 1930 à Hollywood où l’on suit un jeune new-yorkais, Bobby Dorfman (Jesse Eisenberg) venu s’installer à Los Angeles pour travailler en tant que coursier pour son oncle Phil (Steve Carell), agent de stars. Là-bas, il fait la rencontre de la secrétaire de son oncle,Vonnie (Kristen Stewart), dont il tombe rapidement amoureux. Malheureusement, son cœur semble déjà être pris par un autre homme et Bobby va devoir se contenter de sa simple amitié.

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Café Society est un film d’amour, de rêves et de désillusions sans pour autant mettre de côté l’humour, propre aux films de Woody Allen, notamment aux travers des personnages tels que Bobby et sa famille.

Ainsi on remarque l’opposition entre deux mondes : d’un côté le glamour d’Hollywood en plein essor, et de l’autre le Bronx de New York où l’un des frères de Bobby, Ben (Corey Stoll), est un gangster qui n’hésite pas à exécuter froidement toute personne se mettant en travers de son chemin. Autre personnage haut en couleur : Bobby, un jeune homme naïf et gauche mais tellement romantique et attachant si bien que l’on se demande pourquoi Vonnie ne l’a pas choisi, lui préférant Phil.

En ce qui concerne le visuel, là encore tout est fait pour que l’on se laisse envoûter par ces années là : une prédominance de couleurs chaudes, les costumes, des décors somptueux, ainsi que le strass et les paillettes des stars de cinéma hollywoodiennes.

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Café Society est donc un film léger et empreint d’humour, tant dans le caractère des personnages que dans les répliques, qui, si vous êtes atteint du syndrome de l’Age d’Or, tel Gil (Owen Wilson) dans Midnight in Paris, autre film de Woody Allen, provoquera une fois de plus en vous une irrémédiable envie de retourner dans le passé.

Charline

Mistress America

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Salut les Léons !

Le film dont je vais vous parler est réellement rentré dans mon top 5, je l’ai tellement aimé que je suis allée le voir deux fois au cinéma ! Il s’agit de Mistress America de Noah Baumbach, sorti fin 2015, on y retrouve en tête d’affiche Greta Gerwig et Lola Kirke. Avant d’aller le voir j’en avais à peine entendu parler, mais j’ai été séduite par le synopsis qui correspondait parfaitement à ce que je vivais : la vie d’étudiant quand on débarque à la fac.

Pour en dire un peu plus, Tracy emménage à New-York pour suivre ses études à l’université, mais la solitude et l’ennui s’emparent très vite d’elle, alors qu’elle pensait s’éclater dans sa nouvelle vie à la ville. Lors d’une conversation téléphonique avec sa mère, cette dernière lui rappelle que la fille trentenaire de l’homme qu’elle s’apprête à épouser vit justement à New-York : le film est lancé et wahou. Tracy va tomber sous le charme de l’extravagance de sa sœur par alliance et la prendre comme « rôle model », mais surtout plus loin comme sujet de roman. Cette dernière, Brooke, l’entraînera dans ses aventures plus folles les unes que les autres : des soirées à Times Square, une virée chez son ex fiancé, bref tout cela donne des échanges à mourir de rire!

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On voit le film à travers les yeux de Tracy, avec toute l’insouciance et la naïveté dont on dispose lorsqu’on débarque dans la vie étudiante, en quête de son identité, et forcément, avec ce regard naïf, on ne peut que tomber sous le charme de la Brooke débordante d’énergie qui rêve d’ouvrir un restaurant (un projet parmi tant d’autres qui n’ont jamais abouti), mais qui sous son fort tempérament, cherche finalement elle aussi à devenir celle qu’elle voudrait être.

Le film est une vraie réussite, à tous les niveaux: tout d’abord au niveau musical, la bande originale s’accorde tellement bien avec l’histoire cocasse et l’humour du film! Les images captées par Noah Baumbach, réalisateur fou de sa ville,  sont également très jolies, les couleurs vives semblent refléter les couleurs de New-York et particulièrement Times Square en soirée (et ça nous donne vraiment envie d’aller y flâner). Mais surtout, on retient les acteurs sans qui le film ne serait pas aussi efficace: s’il s’agit du premier film en tête d’affiche de Lola Kirke, elle nous promet un bel avenir dans le septième art ; Greta Gerwig apporte son comique de situation, telle qu’elle éblouie la scène ! C’est simple, entre ses mimiques, sa gestuelle et sa vitesse de déglutition (en VO bien sûr) on ne sait plus où donner de la tête ! En un mot, ce film est un tourbillon d’énergie.

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(Tracy à propos de Meadow aka Brooke) : They were matches to her bonfire. She was the last cowboy, all romance and failure. The world was changing, and her kind didn’t have anywhere to go. Being a beacon of hope for lesser people is a lonely business.

 Roxane

Money Monster

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Chers Léons,

Un samedi après-midi pluvieux, je suis allée voir Money Monster, le dernier film de Jodie Foster. Le film étant présenté au Festival de Cannes, hors compétition, on se doit d’écrire quelques lignes sur l’événement qui se déroule cette année du 11 au 22 mai, et qui représente la consécration pour les acteurs/trices et réalisateurs/trices. Cette année encore il y a du beau monde pour la montée des marches, et on a remarqué que bien des Américains sont du voyage ! On ne pourrait de toute façon pas prétendre le contraire puisque un des films qu’on a choisi de vous présenter est Américain : Julia Roberts et George Clooney en tête d’affiche, sans oublier Jack O’Connell – qui, pour l’anecdote, vient de signer pour une série Netflix – les trois dirigés par Jodie Foster.

Quelques photos de l’équipe du film à Cannes, je les trouve tellement beaux !

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Il s’agit du quatrième film réalisé par Jodie Foster, et le tout premier que je vois ! Je dois par ailleurs avouer que sans elle à la réalisation, je ne serais pas aller le voir, les films américains ne m’intéressant pas particulièrement d’habitude. Seulement voilà, je porte Jodie Foster dans mon cœur, je voulais donc voir le cinéma de la façon dont elle le voit. Passons !

Money Monster nous plonge au cœur de Wall Street, sur un plateau de télévision, pour l’émission qui donne son nom au film, avec le présentateur Lee Gates, sa réalisatrice Patty, et évidemment tous les cadreurs, et Hommes de l’ombres sans qui une émission ne pourrait pas être réalisé. L’essentiel du film se déroule entre le plateau de télévision et la régie, ce qui en fait plus ou moins un huit clos. L’intrigue est la suivante : Kyle, un jeune homme ayant joué sa fortune en bourse sur les conseils de Lee Gates, bourse de 800 millions de dollars qui disparaît dans la nature en un après-midi, décide de se rendre sur le plateau en question de celui qu’il tient pour responsable et d’obtenir les réponses à ses questions. Pour parvenir à ses fins, il opte pour la solution extrême : la prise d’otage. Quand à Patty, elle tient à bout de bras la survie de Gates en le canalisant grâce à une oreillette et participe grandement à l’élucidation de l’affaire.

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La force du film est tout d’abord dans le regard porté sur la vie des trois personnages principaux. On s’intéresse au désespoir de Kyle, son geste désespéré est celui d’un homme honnête qui a cru bien faire en jouant tout son héritage. leur évolution au cours du film et surtout l’évolution des rapports de force : Kyle vient pour jeter sa haine et son incompréhension à la figure de Lee Gates, un homme suffisant, superficiel et dont les autres et lui même sont écœurés, et finalement les deux hommes et Patty s’unissent pour faire éclater la vérité, vérité dont ils prennent connaissance en même temps que le spectateur.

En une ligne, Money Monster est un thriller alléchant pour ceux qui aiment vivre au rythme des personnages, et sentir cette angoisse que provoque un bon film à suspense au plus profond de soi !

 Roxane

Pétronille d’Amélie Nothomb

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Chers Léons,

Aujourd’hui je viens partager avec vous une découverte littéraire récente, une fois de plus inspirée par ma mère, je ne vous fais pas languir plus longtemps… il s’agit d’Amélie Nothomb, écrivaine belge adulée dans l’hexagone ! Après une première tentative finalement avortée de la lecture de Ni d’Ève ni d’Adam (2007) il y a quelques années, roman dans lequel elle racontait son histoire d’amour avec un Japonnais, je suis finalement parvenue à finir un de ses romans il y a trois ou quatre mois, et pas le moindre, Pétronille (2014). Et quel roman envoûtant, pour la lecture d’un premier Nothomb !

« Boire en voulant éviter l’ivresse est aussi déshonorant que d’écouter de la musique sacrée en se protégeant contre le sentiment du sublime. »

Pétronille est le vingt-troisième roman d’Amélie Nothomb, publié comme tous les autres chez Albin Michel. Pétronille, c’est la quête d’une partenaire de boisson, et la rencontre avec celle qui donne son nom au roman. Ce livre est évidemment autobiographique, puisque sous le personnage de Pétronille se cache en réalité l’écrivaine Stéphanie Hochet (d’après les propres confidences d’Amélie). Amélie rencontre Pétronille Fanto au cours d’une séance de dédicace et on a bien l’impression dès les premiers instants que cette rencontre va donner des échanges à mourir de rire, tel un rendez-vous en haut d’une piste de ski et une piste bien arrosée par le champagne. Et pourtant, cette rencontre s’effectue en deux temps: le premier en 1998 dans la librairie, et le second en 2001 quand Pétronille publie son premier roman. Ce livre m’a laissé sans voix, on le finit dans le même état sur lorsqu’on l’a commencé, et pourtant, quelque chose de singulier trouble, on aime le livre sans vraiment savoir pourquoi : c’est bien ça la magie Nothomb. Si je m’étais filmée en train de lire, on aurait surement vu une fille avec un sourire grand comme la Terre.

« La France est ce pays magique où le plus commun des troquets peut vous servir n’importe quand un grand champagne à température idéale. »

La réponse d’une interview au magasine Grazia pendant la campagne de Pétronille qui m’a marquée :

« Je me réveille tous les matins à quatre heures dans un état de négativité effrayant. Si quelqu’un me touchait à ce moment-là, il se désintégrerait. »

Le CV en cinq lignes d’Amélie Nothomb:

  • née en Belgique en 1966
  • a vécut au Japon, en Chine, en passant par la Birmanie et les Etats-Unis
  • a publié son premier roman Hygiène de l’assassin en 1992 après avoir hésité à passer l’agrégation (et on avoue qu’on ne regrette pas son choix !)
  • a publié depuis 1992 un roman par un, on en est donc à 24 et on se languit du 25ème !
  • signe distinctif : un chapeau noir haute forme, qui vous aidera à la repérer au salon du livre à Paris ou dans une librairie pour une séance de dédicace!

                                                                                      Roxane

La vague Izïa

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Chers Léons,

On se retrouve aujourd’hui autour d’une artiste de 25 ans seulement dont la carrière autant musicale que cinématographique pourrait être celle de quelqu’un de dix ans de plus tant elle est remplie !

L’élue s’appelle Izïa, de son vrai nom Izïa Higelin, fille de monsieur Higelin, mais ne vous y méprenez pas, elle s’est faite son nom toute seule, a à son compte trois albums. Le premier, qu’elle sort en 2009 à 19 ans seulement, la catalogue immédiatement dans le genre rock (archi rock). Elle enchaîne avec une tournée et c’est probablement la raison pour laquelle elle se fait un nom: son énergie sur scène. On retrouve notamment dans son premier album les titres Let me alone et Back in town. Anecdote : le titre Let me alone a été utilisé par la marque Petit Bateau pour une campagne publicitaire.

Elle signe son deuxième album en 2011, et c’est sur ce deuxième album qu’est réalisé le premier clip, So much trouble (Clique ici), rock’n’roll fidèle à son image ! Enfin, son dernier album est sorti il y a un peu plus d’un an (avril 2015), et marque un tournant musical, elle passe du rock à l’électro, et également de l’anglais au français, ce qu’Izïa expliquera par une impossibilité de « contôler ce qu’elle ressent », « un déclic, une envie de faire deux-trois titres en français et ensuite tout l’album » (cf. On n’est pas couché) et « une envie de renouveler » (cf. C à vous). On retient de cet album les titres La vague, Bridges, ou encore Les ennuis, avec Orelsan, et le clip sensuel pour La vague.

Je l’ai découvert en 2015, à la sortie de La Vague, et il ne m’y était à vrai dire pas destiné, puisque j’avais décidé de l’offrir à ma mère qui avait déjà écouté ses deux premiers albums, mais dans l’intention de pouvoir en discuter avec elle, j’ai finalement succombé à la rebelle Izïa, et c’est depuis une artiste que j’écoute.

On aime Izïa pour :

  • son énergie folle sur scène: pour l’avoir vu au Radiant-Bellevue à Lyon, et avoir été hypnotisée par sa spontanéité
  • ses albums entre rock et éléctro
  • son autorité : pas de photos/vidéos pendant les concerts, histoire de mieux profiter du spectacle et pas passer l’heure et demie sur son écran…

Roxane